Archive | juin 2010

Prise en charge des douleurs des cancers abdomino-pelviens

  • Place des techniques locorégionnales dans la prise en charge des douleurs des cancers abdominopelviens

Par le Dr André MULLER CHU Strasbourg

Par des techniques locorégionales (TLR) percutanée qui visent à déposer au contact direct des structures nerveuses une ou plusieurs substances qui bloquent ou inhibent de façon plus ou moins durable la genèse et/ou la transmission des influx nociceptifs.
Substances utilisées :

On distingue des substances :

  • à brève durée d’action (anesthésie locale, opioïdes, clonidine, kétamine, inhibiteurs calciques…) pour lesquelles il y a nécessité de disposer d’un cathéter in situ et d’un système diffuseur (pompe interne, externe, PCEA) pour traiter une douleur durable,
  • à durée d’action intermédiaires (corticoïdes)
  • à durée d’action longue (neurolytiques tels que l’alcool ou le phénol) .

Intérêt : les doses de produits injectés in situ sont minimes ce qui permet de limiter les effets secondaires.


  • Place des nouveaux produits : LE ZICONOTIDE MC DIJAN, M.T. GATT CETD Saint ANNE, Paris.

Il s’agit d’une molécule administrée par voie intrarachidienne, libérée par une pompe implantable.

C’est un équivalent synthétique d’un conopeptide provenant d’un escargot marin, c’est aussi un antalgique non opiodes qui a un effet antonociceptif par inhibition directe des canaux calciques de type »N » entrainant le blocage de la libérations des neurotransmetteurs, type substance P, au niveau des nerfs afférents de la corne postérieure de la moelle épinière.

Il existe un protocole d’évaluation du patient (test thérapeutique, titration, évaluation de l’efficacité et évaluation psychiatrique du patient) avant l’implantation de la pompe.

Le patient reviendra au centre pour le remplissage.

Cette molécule est très intéressante pour les patients ayant des douleurs intenses réfractaires aux traitements opiacés et non opiacés administrés par voie systémique. La voie d’administration étant intra- rachidienne .

  • LES SPECIFICITES CLINIQUES ET THERAPEUTIQUES DES DOULEURS DANS LA CARCINOSE PERITONEALE

Dr. Claire CHAUFFOUR-ADER (hôpital Joseph Ducuing, Toulouse)

Dans les soins palliatifs la prise en charge de la douleur est au premier plan. On connaît les aspects sensoriels et émotionnels de la douleurs.

Mais on sait aussi que l’intensité de la douleur n’est pas forcément corrélée à l’importance de la lésion

Les pronostics réservés émis dans la prise en charge d’un patient admis en soins palliatifs ne signifient pas que nous sommes dans la phase terminale, mais peut être aussi dans une option curative lourde qui permet au patient de vivre plus longtemps. EN Soins palliatifs, pour patients atteints de pathologies incurables, il est primordial de soulager la douleur,

Les douleurs de la carcinose péritonéale se déclinent sous 3 angles :

– Selon la Définition IASP , il s’agit d’une douleur , expérience sensorielle et émotionnelle, désagréable en lien avec un dommage tissulaire réel ou potentiel ici expérience en lien dommage tissulaire réel dans la carcinose péritonéale(CP) avec une importante atteinte anatomique.

On est aussi dans le registre émotionnelle complexité de la prise en charge de la douleur à cause de la subjectivité du patient et de l’évaluateur.

Il n’y a pas forcement de lien entre la gravité de la lésion et l’intensité de la douleur (absence de corrélation anatomoclinique) ce lien est plutôt affectivo- émotionel Les mécanismes des douleurs extrêmement complexe. EMOTIONNEL car Ici le pronostic vital est engagé à plus ou moins long terme donc il y a anxiété qui induit une aumentation des score de douleurs et une majoration des effets secondaires et l’anxiété s’accompagne de manifestation somatique exagéré, mais il peut y aussi des patients avec psychopathologie préexistante (difficulté à un établir un diagnostic de l’anxiété lorsqu’il y avait déjà une psychopathologie déjà existante) dans quel cadre l’anxiété s’inscrit t-elle ?

Douleur cancéreuse : c’est une douleur fréquente en phase évoluée ou terminale responsable d’une altération de la qualité de vie .On note une insuffisance de la prise en charge de la douleurs, 50% des patients cancéreux présentant des douleurs modérés à sévères, 20% ne seront pas pris en charge pour la douleur,

On a étudié la boucle stress retroactive dans les équipes ; un patient douloureux est stressant pour l’équipe qui est stressé et qui interagit de façon négative envers le patient Il s’agit de douleur continue avec des paroxysmes douloureux de différents types, nociceptifs et neuropathiques et douleur induites

Douleur viscérale peuvent exister par une atteinte directe du péritoine, et par toutes complications qui peuvent survenir : compression digestive ou urinaires, phénomène d’ascite) diffuse et mal localisées complexifie l’entretien d’évaluation de la douleur, douleur référée a distance du viscère atteint converge vers un neurotome médullaire).

Il s’agit aussi de douleurs spastiques paroxystiques avec réactions émotionnelles intenses (anxiété) et réaction du système neurovégétatifs (sueurs, tachypnée etc..) et de contracture musculaires. Pour le péritoine par exemple la douleur référée se situe dans les épaules.

Notion de Souffrance : TOUT EST DOULEUR (TOTAL PAIN) avec le système de valeur du sujet. La souffrance ce qui fait entrer en collusion le système sensorielle et système de valeur du sujet. La douleur et le sens de la vie pour le patient, la personne souffre l’ascite et l’occlusion dans ses fonctions d’alimentation et d’élimination …lorsqu’il y a altération de ces fonctions, la vie s’en trouve menacée …altération de l’image de Soi , le dégoût dans les vomissements fécaloïdes ( le patient ne s’habitue pas , et la famille ….ce qui devrait passer par en bas et qui passe par en haut) la dépendance chez le patient jeune entrain de vomir ce qui le gène le plus il répond c’est de ne pas arriver à attraper le « haricot » plutôt que le vomissement lui même .Vous êtes captif de la maladie vous n’existez plus .

La douleur cancéreuse, prévoir le traitement des accès douloureux, et ne pas oublier le patient qui va prendre ce traitement.

La carcinose péritonéale c’est traiter le cancer primitif aujourd’hui on traite le symptôme cela ne nuira pas au diagnostic de la place du traitement du patient place du patient prise en charge de l’anxiété dans les soins palliatifs par une méconnaissance du diagnostic d’anxiété.

Faire un travail de réflexion en équipe.

Place des thérapeutiques non médicamenteuses.

Prescription personnalisée

Au niveau des traitement : fentanyl ; voie injectable (oxycodone)

Les effets secondaires vont se superposer aux complications digestives (constipation, nausées)

Mais AVANT TOUT on parle avant tout de patient qui va prendre ces traitements, place singulière du patient qui va absorber ces molécules.

La place des thérapeutiques non médicamenteuses est importante, le soutien psychologique et les autres thérapeutiques ?

  • Constipation et opioïdes : des solutions ?

Pr. ESCHALIER (CHU de Clermont –Ferrand)

Actualités thérapeutiques :

  • Les accès douloureux brefs : le Fentanyl dans tous ses états (Spray oral, transmuqueux, inhalation…)

Dr DELFIEU Dr Alain SERRIE (Hôpital Lariboisière, Paris)

  • Un niveau II ou III : le TAPENTADOL

Dr Brigitte GEORGE (Hôpital Saint Louis, Paris)

  • Le RENOUVEAU des Voies intra-rachidiennes : le ZICONOTIDE a-t-il sa place ?

Dr MT GATT, Dr M.C. DIJAN (Hôpital Saint ANNE, Paris)

La douleur et l’enfant : Quelles réponses ?

Vendredi 3 décembre 2010 Conférences Thématiques Unesco- Paris 7e

Jeudi 2 décembre ATELIERS de FORMATION Hôpital d’Enfants Armand TROUSSEAU – Paris 12e
Programme : pour tout savoir >www.pediadol.org

« Céphalées et algies faciales rebelles »

Le 10e Congrès de la Société Française d’Evaluation et de Traitement de la Douleur se déroulera à Marseille du 17 au 20 Novembre 2010.

La session plénière sera consacrée aux thèmes « Céphalées et algies faciales rebelles ». Concernant 15 à 20 % des patients douloureux chroniques venant consulter dans les structures de traitement de la douleur, ces douleurs induisent chez ces patients un retentissement psychique, intellectuel et socio-professionnel souvent majeur.

Dans le cadre de cette plénière seront successivement abordés la classification de ces douleurs, la spécificité physiologique de la nociception céphalique avec les données physiopathologiques les plus récentes, l’approche psychologique et notamment la symbolique du segment céphalique, les facteurs de risque de chronicisation et les éventuelles techniques de neuromodulation à proposer dans un contexte de douleurs pharmacorésistantes. Plusieurs situations cliniques, problématiques sur les plans diagnostique et thérapeutique, seront discutées où une approche transpluridisciplinaire avec l’avis de différents spécialistes s’avère souvent indispensable.

Pour la première fois cette année, un cours supérieur « Douleurs en Gériatrie » sera proposé parallèlement aux autres cours supérieurs dont les thèmes seront « Apport des modèles animaux expérimentaux dans la compréhension de la douleur chronique », « La face cachée de la douleur », et « Céphalées, douleurs oro-faciales : quelles douleurs, quels soins »

« Handicaps moteurs et associés : le Passage de l’enfant à l’adulte, Enjeux médicaux et médico-sociaux dans la période 15-25 ans »

13 octobre 2010

Organisée par La Société Française de Médecine Physique et de Réadaptation (SOFMER) à Marseille Cette conférence s’adresse à un public pluridisciplinaire exerçant dans le champ médical ou médico-social : médecins, rééducateurs, soignants, psychologues, travailleurs sociaux, directeurs d’établissements de soins ou médicosociaux, représentants des usagers.

Vous trouverez le programme et les modalités de participations à l’adresse suivante :

www.atout-org.com/debatpublicsofmer2010 (actif à partir de mai 2010)

Les XXXIXèmes Journées Annuelles de Thérapie Psychomotrice

Palais des Congrès Neptune
Place Besagne à
TOULON (Var)

Le corps abîmé


Dans certains lieux de soins, là où le patient présente la fragilité d’un corps abîmé, la tentation/ pour un observateur extérieur, serait de dire : « du corps … il y en a trop. »

Mais de quel corps s’agit-il ? De l’organe lésé au membre entravé dans sa mobilité en passant par la déficience sensorielle, voire le système inopérant, l’organisme se montre à nous dans sa défaillance.

Construire, reconstruire, faire avec cet organisme différent …

Comment, quelles solutions, quelles ressources peuvent émerger d’un être avant tout psychomoteur ?…
… .De l’organisme au corps il y a le sujet.

Mais de quel corps s’agit-il ? Quand par des actes d’attaques et de blessures, le sujet oppose la sensation au ressenti et au dire …

Impasse de la représentation.

Qu’en savent les psychomotriciens ? Quels savoirs ont-ils dégagé du travail qu’ils accomplissent au jour le jour avec ces enfants, ces adolescents, ces adultes qui, confrontés au réel de leur corps abîmé, résistent pour épanouir leur manière d’être au monde ?

PRE PROGRAMME

« Corps et jouissance »
Béatrice ARE, Psychologue, Psychanalyste

« Sans parole, sans mouvement, sans vie ? »
Delphine BROUARD, Psychomotricienne

« De la psychomotricité au ski assis »
Claudine DUBOIS, Psychomotricienne
Jacques FOURNIOL, Capitaine de Vaisseau (h)

« Le corps abîmé malade de l’institution médico sociale abîmée »
Olivier GRIM, Psychomotricien

« La prise en charge précoce de l’enfant traumatisé crânien en centre de rééducation »
Dr Gilbert HEURLEY, Médecine Physique et Réadaptation Jean Paul VILLION Fsychomotricien

« Un test d’image du corps : l’entretien sur les représentations corporelles ou comment tester Fimage du corps abîmée »
Olivier MOYANO, Psychomotricien, Psychologue, Docteur en Psychopathologie et Psychologie Cliniques

« Tous dans l’eau à la recherche de frayage pour se sentir exister »
Monique PERRIER GENAS, Psychomotricienne, Chargée de cours au Département Psychomotricité de FUniversité Claude Bernard Lyon 1

« Entre Fabîme gériatrique et le jardin de la vieillesse – la poésie du temps »
Geneviève PONTON, Psychomotricienne

« Les abîmes de la maltraitance »
Suzanne ROBERT-OUVRAY, Docteur en Psychologie clinique, Psychomotricienne, Victimologue.

AUTRES INTERVENANTS PRESSENTIS

Dr Stéphane BOURCET, Pr. Philippe GUTTON, David LEBRETON,
Anja KLOECKNER, Catherine POTEL, …

COMITE SCIENTIFIQUE : Michel DELAGE, Françoise GIROMINI, Olivier MOYANO, Benoît LESAGE

COMITE D’ORGANISATION :Catherine ARMAND ALCOUFFE, Anne Sophie BLONDEL, Claudine DUBOIS, Jacques GOUMAS, Bernadette JOSIEN, Florence LEQUENNE, Maryse RAVEL SARROLA, Isabelle SANTA-MARIA, Eve PEDESTARRES, Béatrice ROSSET