Archive | mars 2010

Conférence Vivre avec le mal de dos : c’est possible

Les douleurs du dos concernent près de 70 % des Français.

Ils sont venus nombreux, celles et ceux qui ont en ont plein le dos ! Le centre anti douleur du centre hospitalier de Soissons organisait une soirée débat mardi soir sur un thème épineux : « Vivre avec le mal de dos est possible ». Mais comment est ce possible lorsque la douleur devient insupportable, sidérante, paralysante. Notre dos est de plus en plus malmené, vibrations dues à la voiture, contraintes professionnelles, stress…
Les douleurs du dos concernent près de 70 % des Français et sont responsables de handicaps fonctionnels importants et d’arrêt de travail. Le message porté par le Docteur Dominique Perocheau est prometteur. Rhumatologue au centre de diagnostic et de thérapeutique du CHU Hôtel-dieu de Paris, le docteur Perocheau a présenté au public soissonnais un exposé complet concernant l’anatomie du dos, les différentes causes pouvant provoquer des dorsalgies ainsi qu’une réflexion sur la manière de considérer sa douleur au travers de l’éducation thérapeutique. « Comprendre la douleur, l’accepter pour mieux la combattre. c’est apprendre à vivre avec elle en attendant d’aller mieux », rapporte la spécialiste. Une toute autre façon de penser, en abandonnant l’idée reçue que le médicament miracle existe. Encourager le patient à devenir acteur de sa santé et l’aider à trouver dans ses ressources personnelles des moyens de pallier à son mal. Évitant ainsi de sombrer dans le cercle vicieux du catastrophisme qui entretien la douleur. Pour cela, l’éducation thérapeutique dispose de nombreux moyens qui se complètent : traitements médicamenteux, ergothérapie, kinésithérapie, relaxation, activité physique progressive et régulière, car contrairement aux idées reçues, le repos n’est plus considéré comme l’ami du dos. Le Docteur Perocheau insiste également sur la futilité à chercher absolument la raison de la douleur. En effet, elle rapporte que bien souvent les atteintes osseuses visibles sur les clichés radiographiques ou de scanner ne sont pas proportionnelles au degré de douleur. Ainsi, certaines dégénérescences osseuses peuvent n’occasionner aucune douleur. Après cet exposé, le public a pris la parole : questions, partage d’expériences, témoignages de colère parfois face à l’incompréhension de certains médecins traitants… La soirée s’est clôturée sur une note d’espoir. Les Soissonnais sont peut-être repartis en ayant un peu moins mal.